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Articles   /   Maladies   /   Réduire la douleur de la fibromyalgie
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Réduire la douleur de la fibromyalgie

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CONSEILS

La fibromyalgie est une maladie comportant de nombreux symptômes. La majorité de ces symptômes n’est pas spécifique à la maladie. Les douleurs musculaires sont caractéristiques et souvent accompagné d’un état de fatigue.
La fibromyalgie est souvent synonyme de souffrance et d’incompréhension. Les malades mettent des années pour être diagnostiqués. Le diagnostic est établi quand le médecin identifie des douleurs musculaires chroniques, présentes pendant plus de 3 mois consécutifs.
Les symptômes révèlent une situation de surmenage généralisé du corps et installé en profondeur. L’organisme est envahi de toxines et de nœuds énergétiques. C’est pourquoi, au-delà des douleurs musculaires, les symptômes peuvent être très variés.
La fibromyalgie est une maladie inflammatoire du système nerveux. Les médicaments n’ont pas une action ciblée sur les causes de la maladie. Ils ne peuvent fournir qu’un soulagement.
Pour obtenir faire recul
er la maladie et envisager la guérison, il est indispensable d’améliorer le terrain.

 

Fibromyalgie et intestin
Plusieurs études montrent un lien majeur entre des problèmes intestinaux et la fibromyalgie. Une grande majorité de personnes fibromyalgiques a des troubles digestifs. Le syndrome du côlon irritable revient aussi fréquemment, ainsi que les troubles de la digestion, les altérations du microbiote intestinal et l’hyper-perméabilité de l’intestin. Tout cela n’est pas surprenant étant donné l’importance du système nerveux de l’intestin.
De plus, un manque chronique d’énergie aboutit inévitablement à une digestion plus difficile, perturbant ensuite la flore intestinale et favorisant l’inflammation de l’intestin. C’est un cercle vicieux puisqu’une telle situation entretien ou accroît l’état inflammatoire de l’organisme.

Lutter naturellement contre l’inflammation

     Encrassement et stimulation nerveuse

Certains produits et substances devraient être évités par les malades :

 

  • Aspartame

Edulcorant de synthèse, présent dans de nombreux produits et largement critiqué pour sa toxicité, l’aspartame pourraient favoriser et exacerbé les symptômes de la maladie. D’une part, son action sur la flore intestinale cause un problème reconnu sur le métabolisme (augmentation du risque de diabète et d’obésité). Il est également problématique par son effet antagoniste du récepteur NMDA, provoquant une augmentation du nombre de ces récepteurs sur le système nerveux périphérique, ce qui amplifie la perception de la douleur.

 

  • Glutamates, exhausteurs de goût et conservateurs

Présents dans de nombreux aliments préparés et transformés, les exhausteurs de goût, dont le glutamate est le chef de fil, ont les mêmes effets toxiques que l’aspartame sur les récepteurs NMDA.
Il en est de même pour les nitrates et les nitrites, des conservateurs présents en quantité dans les charcuteries (additifs alimentaires E249, E250, E251 et E252). Ils peuvent aussi pr
ovoquer des altérations au niveau de l’intestin.

 

  • Café

Le café et les compléments alimentaires à base de caféine sont prisés par de nombreux malades pour combattre la fatigue. Cette démarche, ayant pour but de se soulager, a un effet très pervers. Elle affaiblit peu à peu l’organisme et accroit ainsi l’état de fatigue.
L’arrêt du café et des produits contenant de la caféine, s’accompagne généralement assez vite d’une diminution de la fatigue. Cet arrêt fait souvent peur car, avant l’amélioration, il est possible d’avoir une sensation de faiblesse qui augmente pendant quelques jours à quelques semaines ; situation tout à fait normale après une consommation régulière de stimulants.
On me demande souvent si cela est aussi valable pour le thé. Le thé est moins stimulant que le café. L’influence négative est donc plus faible, mais elle est tout de m
ême présente. Il est préférable de limiter la consommation de thé.

 

     La digestion

Il est impossible d’envisager une amélioration pérenne de l’état de l’intestin, sans une bonne digestion. Il n’y a pas de bonne santé sans une bonne digestion.


Tolérez-vous correctement ce que vous mangez ? Consommer régulièrement un aliment qui ne passe plus nuit à l’intestin. Il est donc raisonnable d’être attentif aux aliments que vous ne supportez pas pour les identifier puis pour en réduire la consommation et, si possible, les éviter totalement. Le plus souvent, il s’agit d’aliments auparavant tolérés, mais que le corps ne tolère plus dans l’état actuel de la maladie.


Faut-il supprimer gluten et produits laitiers ? Le gluten n’est pas une substance qui provoque la fibromyalgie. Les personnes fibromyalgiques ne sont pas plus sujettes à la maladie cœliaque, la véritable intolérance au gluten, que le reste de la population. Toutefois, l’éviction du gluten peut s’accompagner d’une diminution significative de la fatigue et de certains autres symptômes. Il en est de même pour les produits laitiers.

Loin de la mode du sans gluten et sans produit laitier, leur digestion difficile est le problème majeur des aliments qui en contiennent. La mauvaise digestion du gluten et des produits laitiers provoque l’inflammation de l’intestin et affecte souvent le système nerveux, ce qui encrasse l’organisme et peut amplifier la perception de la douleur.

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Dossiergluten

La simplicité dans l’assiette
La simplicité est la sophistication suprême - Léonard de Vinci.

Cette phrase exprime bien comment l’alimentation devrait être envisagée. A force d’avoir peur de manquer, les repas sont devenus de plus en plus complexes et leur digestion aussi. Certains mélanges se digèrent généralement très bien. D’autres sont très indigestes et préjudiciables pour la santé, surtout d’une personne affaiblie. La règle d’or : moins d’aliments différents dans l’assiette et toujours une base importante de légumes.

     L’équilibre acido-basique

La fibromyalgie est signe d’acidose chronique. Réduire l’apport de toxines et améliorer la digestion permet déjà d’agir contre l’acidose. Le choix des aliments renforce cette action. Les légumes et les fruits, ainsi que les fruits et légumes féculents (pomme de terre, patate douce, igname, manioc, châtaigne…) fournissent à l’organisme beaucoup de minéraux alcalins. Ces aliments doivent représenter la base de l’alimentation pour compenser les éléments acidifiants provenant de l’alimentation, de la pollution et ceux produits par l’organisme.


Céréales, légumes secs, viande, produits industriels transformés, sel, sodas, sucre ne doivent plus avoir une place importante dans l’alimentation. Les fruits acides ne sont pas toujours bien supportés. Il est préférable de limiter leur consommation ou de les éviter. Il en est de même pour le vinaigre.
 

Face à un état de surmenage du corps aussi important, les changements alimentaires sont souvent insuffisants pour envisager une réelle guérison. Il est nécessaire d’avoir un plan d’action global pour optimiser les résultats.
 

Le stress est très acidifiant et c’est un facteur aggravant de la maladie. Les changements d’alimentation et d’hygiène de vie doivent être structurés pour qu’ils ne deviennent pas un stress majeur. Un stress important, induit par un changement d’hygiène de vie, réduit les bénéfices fournis par ce changement et peut même totalement les annihilés.
 

Le stress chronique est très destructeur. Il peut considérablement amplifier l’inflammation. Pour cette raison, il est judicieux de faire des exercices pour atténuer son niveau hormonal du stress. Par exemple, la cohérence cardiaque fonctionne très bien, à condition d’être pratiquée tous les jours 3 fois pendant 3 à 5 minutes. Les activités artistiques (dessin, musique, chant, etc.) peuvent aussi avoir des effets très positifs.

La fibromyalgie et les émotions
Je ne peux pas traiter du stress et avoir un regard global sur la maladie sans aborder l’influence du mental et des émotions. Les émotions peuvent, à elles seules, enclencher et entretenir une fibromyalgie.


Une caractéristique émotionnelle commune se retrouve chez de nombreux malades. Il s’agit d’un état profond de dévalorisation, faisant généralement intervenir plusieurs conflits émotionnels intenses en même temps. A la dévalorisation profonde, s’ajoutent une très grande souffrance et un sentiment d’impuissance par rapport à ce qui a été vécu. Ce sont souvent des situations de vie très lourdes qui font apparaître de tels ressentis émotionnels. Inceste, viol, attouchements sexuels, grande violence verbale, propos diffamatoires très mal vécus, séparation très violente avec la certitude de ne jamais pouvoir s’en remettre en sont quelques exemples. Cette composante émotionnelle permet de mieux comprendre pourquoi la fibromyalgie concerne principalement les femmes (plus de 80% des malades).


Les personnes concernées ont le sentiment de ne pas avoir de valeur, d’être un moins que rien, de ne jamais être à la hauteur, de ne pas mériter d’être heureuses et de vivre des choses positives. Elles ressentent une culpabilité profonde et estime devoir réparer ce qui a besoin de l’être (une chose souvent impossible). Il peut aussi s’agir d’un fardeau de vie qu’un parent portait, en lien avec un de ses événements de vie. Le malade estime devoir supporter ce fardeau et la souffrance morale qui va avec. Il peut aussi y avoir beaucoup de colère envers soi-même ou envers son entourage.


C’est un cercle vicieux mental et émotionnel, qu’il est nécessaire de rompre pour pouvoir obtenir une amélioration significative et même une guérison.


Le facteur émotionnel peut être clairement identifié lorsque les crises inflammatoires reviennent à répétition dans des circonstances de vie faisant ressentir au malade un même état émotionnel. Parfois, c’est plus complexe et il faut aller voir dans son passé.


Des exercices de préparation mentale aident à se libérer de conditionnements toxiques et permettent d’établir un état psychique qui renforce le potentiel de guérison de l’organisme. La méditation en renforce les effets positifs. La méditation et les exercices de préparation mentale n’ont d’intérêt que s’ils sont effectués régulièrement tous les jours. Sans cela, les bénéfices sont faibles.


Pour se libérer de la charge émotionnelle de la fibromyalgie, un changement de regard sur son passé et sur soi-même sont très bénéfiques. Accepter d’avoir de la valeur, développer l’amour et l’estime de soi. Commencer à se respecter pour pouvoir être respecter des autres, apprendre à dire non et à mettre des limites. Se rendre compte que vous avez de l’importance et un rôle à jouer que personne d’autre ne peut jouer. Parfois, tout cela s’accompagne d’un changement de vie salutaire.

Le corps exprime tout mal-être refoulé
Les émotions influencent notre physiologie (état hormonal, état énergétique, activité des organes et du système immunitaire, etc.). Que ce soit par volonté de ne pas les exprimer (pudeur, peur, etc.) ou par incapacité à le faire (isolement, incompréhension de l’entourage, etc.), notre corps exprime nos émotions refoulées. Impossible de les fuir ! Notre corps se charge de les exprimer si nous ne le faisons pas ou que nous ne trouvons pas de solution physique ou psychique à ce que nous vivons.

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